Dans quelle langue le monde écrit-il ?
Mis à jour le 30 août 2026
On sait combien de gens parlent l’anglais. On sait beaucoup moins dans quelle langue ils tapent leurs messages — et ce n’est pas la même carte. Celle-ci est coloriée sur l’écriture de tous les jours : les textos, les courriels, les notes. C’est la seule qui compte quand on fabrique un clavier.
3,4 % 276 millions de personnes écrivent au quotidien en français, sur les 8,05 milliards de la carte.
Choisir les langues1
Ils écrivent dans les langues cochées
≥ 80 %
40 à 79 %
15 à 39 %
< 15 %
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Quelques faits intéressants
Ils parlent l’anglais ou le français, mais écrivent dans leur langue
Allemagne58 % parlent l’anglais. Ils écrivent en allemand.
Pays-BasLe pays le plus anglophone d’Europe continentale, et presque personne n’y tape en anglais.
Suède, Danemark, Norvège, IslandeMême histoire, quatre fois. Ils lisent l’anglais sans peine, ils ne l’écrivent pas.
Israël, Grèce, Malaisie, Hong KongUne langue écrite forte, un clavier dédié, des habitudes installées.
Ils écrivent en anglais ou en français plus qu’ils ne les parlent
Zimbabwe, Zambie, Namibie, BotswanaL’anglais est la seule langue qu’on y écrit. Presque tous ceux qui sont alphabétisés tapent en anglais.
Ouganda, Malawi, RD Congo, SénégalLa RD Congo à elle seule : 105 millions de personnes, et le français comme unique langue d’écriture.
IndeSeulement 11 % parlent vraiment l’anglais, mais l’écrit urbain passe massivement par l’alphabet latin. 288 millions de personnes — plus que l’Europe entière.
HaïtiLe créole ne s’écrit presque pas ; le français, oui.
D’où viennent ces chiffres
- Les dictionnaires, mesurés sur iOS 26.5.
UITextChecker.availableLanguagesrend 42 dictionnaires de correction, sur 98 langues de saisie installées. C’est cette liste qui décide du dernier groupe : sans dictionnaire fourni, tout serait à construire. - Les contours des pays. Natural Earth (domaine public), en projection Equal Earth, qui respecte les surfaces : aucun pays n’est grossi. L’Antarctique est retiré. 176 territoires.
- Personne n’est compté deux fois. Un Mexicain qui écrit déjà en anglais n’est pas recompté quand on coche l’espagnol : la part couverte d’un pays est plafonnée à 100 %. C’est pourquoi deux langues rapportent moins que la somme de leurs deux puces.
- Les pourcentages sont estimés, et il faut le savoir : personne ne mesure ça. Aucun institut ne publie « dans quelle langue les gens textent ». Chaque pourcentage est un jugement, bâti sur trois choses vérifiables : le taux d’alphabétisation, l’existence d’une norme écrite courante pour la langue maternelle, et la langue de l’école et du travail.
- La liste des langues n’est pas celle du monde. Une langue absente des quatre groupes — malais, ourdou, swahili, amharique — n’est jamais comptée. La Malaisie ou la Tanzanie restent donc pâles quoi qu’on coche : ce n’est pas une mesure, c’est une absence.
- La carte compte des gens, pas des marchés. Elle dit combien de personnes pourraient se servir d’un clavier dans leur langue d’écriture, et rien d’autre.
- À lire comme un ordre de grandeur, pas comme une source. Ces chiffres servent à comprendre une tendance, pas à fonder une décision. Ils sont donnés sans garantie : nous ne répondons pas de l’usage qui en serait fait.